MEHRYLLEVISSE

images artifices

installation in situ + workshop

2016

 

vitrine

le lieu reposé du chevreuil, 2013

captation photographique

250cm x 150cm

collée sur une photo de la jungle 575cm x 460cm

 

bande sonore

sans titre, 2016

collaboration avec le groupe lebanon hanover

réalisée spécialement pour le projet

20,05' en boucle

 

salon d'inspiration

papier peint, taxidermies, lampe, tapis, table, canapé, coussins

poufs, mobilier, ordinateurs

 

épiphragme, 2011

captation photographique

150cm x 100cm

 

studios

3 espaces photographiques, 2016

bois, papier peint, mobilier, bibelots, éclairages

300cm x 226cm x 150cm

250cm x 226cm x 150cm

150cm x 226cm x 150cm

 

sur les étagères

collection (sans titre), work in progress, 2010 - ...

étagères métalliques et bois

collection de l'artiste

 

   centre pompidoustudio 13/16 paris / france / 19.11.2016 - 11.12.2016commissaire martin bourguignatscénographe charline bilesimo  Par-delà les artifices Les «captations photographiques» de Mehryl Levisse prennent placedans des espaces domestiques qui sont autant de métaphoresde la vie mentale. Dans ces lieux pétris d’imaginaires - le salon familial,le grenier où l’on se cache, la chambre à coucher ou la salle de jeu - les personnages sont associés à des objets ménagers, des bibelots etdes motifs ornementaux qui semblent retracer leur histoire.Reproduisant des motifs de la peinture d’histoire ou du portraitclassique, leurs postures absurdes (écrasé sous un tas d’oreillers, recouvert d’escargots, présenté comme un trophée de chasse) peuventtraduire un état affectif, un caractère ou une maladie mentale, et ainsidévoiler un autre pan de leur identité. Le plasticien illustre à traversce travail la façon dont chacun de nous se construit en écrivant sa propre mythologie, sa propre fiction où se mêlent histoire familiale,imaginaires collectifs, rêves personnels et désirs intimes. Dans ce théâtre de la vie psychique, le corps occupe une place centrale. Neutre et sans genre particulier, il se présente comme unesurface nue, un sujet anonyme qui pourrait être n’importe quelspectateur. Souvent jeune, adolescent, ce corps se transforme,se déguise, joue s’invente librement, avec humour et dérision.Mehryl Levisse le déforme ou le masque de façon à le rendreméconnaissable, voire monstrueux, travaillant à une esthétique ducorps bricolé qui s’applique aussi à la constitution de la scènephotographiée. Dans ces univers infantiles, hauts en couleurs,des objets, des papiers peints et des matériaux simples collectionnées par l’artiste servent à édifier des cabanes précaires, comme pourrendre concrètes la créativité  et la fragilité de la vie psychique.Sous leurs airs de compositions absurdes, chaque captationphotographique dresse ainsi un portrait moins artificiel qu’iln’y paraît au premier abord, dont le sens est à chercher derrièreles masques, par-delà le décor apparent. texte de Florian Gaité