mehryl levisse

transgresser l'ordre chromatique

 

installation in situ

2020

 

installation in situ pour le château dufresne : musée dufresne nincheri

adhésif, bois, socles, reproductions en plâtre

 

crédit photo © thierry dubois

 

 

 

 

 château dufresne - musée dufresne nincheri

 

montréal / quebec / 28.02.2020 - 22.03.2020

dans le cadre du festival art souterrain

l'inauguration s'est déroulée à l'occasion de nuit blanche montréal

 

 

Installation in-situ, pensée spécialement pour l'une des pièces du château

dans laquelle le spectateur peut circuler.

 

Transgresser l'ordre chromatique traite de ce rapport faux des couleurs présent durant une partie de l'histoire, particulièrement pendant l'époque néoclassique durant laquelle les scientifiques, écrivains, chercheurs pensaient que les bustes, colonnes, statues... etc héritage de la Grèce et de la Rome Antique étaient naturellement blancs. Alors que nous savons à notre époque avec certitude que l'ensemble de la statuaire des colonnes, bustes étaient colorés, les pigments n'ayant pas survécu au temps.

 

De même que des scientifiques, dont Hugo Magnus ophtalmologue allemand publia en 1871 un texte dans lequel il avançait que la structure de l’œil a évolué - selon la théorie de Darwin - et que ni en Grèce Antique ni en Rome Antique jusqu'à l'époque hellénistique on ne voyait la couleur verte, en raison de l'absence d'allusion à cette couleur dans les textes.

Nietzsche dans la préface de son premier livre en 1881, va même plus loin en avançant l'hypothèse qu'au lieu

du vert ils voyaient du jaune pale.

Ce que nous savons faux, si aucune allusion n'est faite à cette couleur dans les textes, c'est qu'elle n'avait pas de rôle ni de présence sociale.