mehryl levisse

le travball

 

performance

2019

 

match de travball

activé chez france télévisions à l'occasion de la preview nuit blanche paris

durée : de 19h30 à 20h00 / 1 match

 

travball, 2018

performance

costumes, terrain de jeu, accessoires de supporters,

drapeaux, éléments sportifs, buvette

pièce unique

 

une production de La Maison des Arts - Centre d'Art Contemporain de Malakoff & de La Ville de Paris

 

crédit photo © pierrick rocher

 

 

 

 

 

 france télévisions

 

paris / france / 04.10.2019

commissaires didier fusilliers, jean-max colard

une collaboration avec nomai, cherry kunty, veida shiminazzo, schlampakir von fickdich, ryûq qiddo,

solange, lola dragoness von flamme, lady carbone, ricky b, chlamydia, freya kor, angora von lear,

cookie kunty, le filip, mariska stardust

 

 

Le Travball est un sport crée par l'artiste Mehryl Levisse.

Il se joue à 8 joueurs, 4 contre 4.

Sur un terrain marqué de travers, un traversin en guise de ballon.

Arbitre, cheerleader, cheffes d'équipes et mascotte sont des Drag Queens sur les épaules desquelles tout le jeu repose. Le sport se joue en tournoi pendant lequel les équipes s'affrontent lors de matchs de 20 minutes.

 

Pour la première fois à l'occasion de Nuit Blanche Paris, le Travball a été joué et repensé au format XXL,

15 Drag Queens interprétant le Travball ainsi qu'un dj set de Solange.

 

Une preview dans les studios de France Télévisions s'est déroulée le 4 octobre, à l'occasion de la preview

nuit blance paris.

 

Deux équipes s’affrontent sur un terrain positionné de travers, un traversin en guise de ballon, le tout sous le haut patronage de quelques travestis (arbitre, cheerleader et mascotte). Le plasticien revisite ici intégralement l’esthétique de la manifestation (trophées, tenues, buvette, drapeaux, blasons...), trouvant l’occasion d’un nouveau prolongement à son travail sur le motif et le costume.

Convaincu que l’ornement n’est jamais neutre, qu’il est toujours le véhicule de normes et de valeurs,

Mehryl Levisse se l’approprie et le retravaille pour en subvertir les idéologies sous-jacentes. Il s’agit ici de contrarier les codes de l’hypervirilité encore tenaces dans le monde du sport, et de questionner la dimension genrée de ses manifestations publiques.

L’utilisation de motifs fleuris ou à pois, tout comme l’emploi de couleurs vives pour les tenues et la confection de quelques costumes excentriques contribuent ainsi à organiser la dramaturgie, toute en fantaisie, d’une compétition enfin émancipée de l’ordre phallocentré.