mehryl levisse

le travball

 

performance

2018

 

tournoi sportif

à l'issue du tournoi, Madame la Maire de Malakoff et ses adjoints à la culture, au sport et à l'éducation

ont remis la coupe à l'équipe gagnante : l'équipe bleue et des médailles aux meilleurs joueurs

 

travball, 2018

performance

costumes, terrain de jeu, accessoires de supporters,

drapeaux, éléments sportifs, buvette

pièce unique

 

une production de La Maison des Arts - Centre d'Art Contemporain de Malakoff

 

crédit photo © toufik oulmi - ville de malakoff

 

→ voir le film sur le travball : réalisation nicolas graff

 

 

 

 

 maison des arts - centre d'art contemporain de malakoff

 résidence performée #6

 

malakoff / france / 09.06.2018

un commissariat de florain gaité

une collaboration avec nomai, cookie kunty, veida shiminazzo, alejandro flores mora, ryûq qiddo

 

 

Depuis 2016, le centre d’art accueille des projets de résidence dédiés à la danse et à la performance, faisant

des invités qui les portent les « Intrus » éphémères d’un espace dédié aux arts plastiques. Peu à peu, ces rendez-vous exceptionnels se sont intégrés à la programmation du lieu sous la forme de

« résidences performées », organisées deux à trois fois par an. Elles permettent d’offrir un temps de travail, de recherche ou d’écriture, à des artistes désireux de penser des projet d’arts vivants dans un espace extra-scénique.

 

# 6 : TRAVBALL

Mehryl Levisse et ses invité.e.s : Veida Shiminazzo (capitaine d’équipe), Ryûq Qiddo (cheerleader),

Cookie Kunty (arbitre), Nomai (capitaine d’équipe) et Alejandro Flores Mora (mascotte).

 

Intégrée à l’exposition estivale de la maison des arts cette nouvelle édition est pensée à partir de la création d’un sport d’un nouveau genre, le travball, activé sous la forme d’une journée de tournoi.

Deux équipes s’affrontent sur un terrain positionné de travers, un traversin en guise de ballon, le tout sous le haut patronage de quelques travestis (arbitre, cheerleader et mascotte). Le plasticien revisite ici intégralement l’esthétique de la manifestation (trophées, tenues, buvette, drapeaux, blasons...), trouvant l’occasion d’un nouveau prolongement à son travail sur le motif et le costume.

Convaincu que l’ornement n’est jamais neutre, qu’il est toujours le véhicule de normes et de valeurs,

Mehryl Levisse se l’approprie et le retravaille pour en subvertir les idéologies sous-jacentes. Il s’agit ici de contrarier les codes de l’hypervirilité encore tenaces dans le monde du sport, et de questionner la dimension genrée de ses manifestations publiques.

L’utilisation de motifs fleuris ou à pois, tout comme l’emploi de couleurs vives pour les tenues et la confection de quelques costumes excentriques contribuent ainsi à organiser la dramaturgie, toute en fantaisie, d’une compétition enfin émancipée de l’ordre phallocentré.

 

Pour cette journée de tournoi, Mehryl Levisse invite un large public, d’enfants et d’adultes, à participer, réuni dans un esprit de convivialité, d’ouverture à l’autre et de déconstruction joyeuse des clichés attenants au sport.

 

texte de Florian Gaité