mehryl levisse

le travball

performance

2019

 

 

frac alsace

sélestat / france / 18.05.2018

une invitation de felizitas diering

 

activation de la performance sous la forme d'un tournoi

à l'occasion de la nuit européenne des musées

durée : de 19h30 à 22h30 / 7 matchs

une collaboration avec nomai, veida shiminazzo, schlampakir von fickdich,

ryûq qiddo, cookie kunty

une production du Frac Alsace

 

interprète mehryl levisse

 

crédit photo © jean-marc biry, michel koebel, mehryl levisse

 

 

 

 

 

Le Travball est un sport crée par l'artiste Mehryl Levisse.

Il se joue à 8 joueurs, 4 contre 4. Sur un terrain marqué de travers, un traversin en guise de ballon.

Arbitre, cheerleader, cheffes d'équipes et mascotte sont des Drag Queens sur les épaules desquelles tout le

jeu repose. Le sport se joue en tournoi pendant lequel les équipes s'affrontent lors de matchs de 20 minutes.

 

Pour la première fois à l'occasion de Nuit Blanche Paris, le Travball a été joué et repensé au format XXL,

15 Drag Queens interprétant le Travball ainsi qu'un dj set de Solange.

A l'issue du tournoi c'est l'équipe bleue qui a gagné face aux équipes rose, vert, jaune, violet, orange.

 

Deux équipes s’affrontent sur un terrain positionné de travers, un traversin en guise de ballon, le tout sous le

haut patronage de quelques travestis (arbitre, cheerleader et mascotte). Le plasticien revisite ici intégralement

l’esthétique de la manifestation (trophées, tenues, buvette, drapeaux, blasons...), trouvant l’occasion d’un

nouveau prolongement à son travail sur le motif et le costume.

Convaincu que l’ornement n’est jamais neutre, qu’il est toujours le véhicule de normes et de valeurs, Mehryl Levisse

se l’approprie et le retravaille pour en subvertir les idéologies sous-jacentes. Il s’agit ici de contrarier les codes

de l’hypervirilité encore tenaces dans le monde du sport, et de questionner la dimension genrée de ses

manifestations publiques. L’utilisation de motifs fleuris ou à pois, tout comme l’emploi de couleurs vives pour les

tenues et la confection de quelques costumes excentriques contribuent ainsi à organiser la dramaturgie, toute

en fantaisie, d’une compétition enfin émancipée de l’ordre phallocentré.

 

texte Florian Gaité