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contessa

danse contemporaine

2013

 

 

espace darja

casablanca / maroc / 2013

une pièce de meryem jazouli

 

photographies pour la communication de la pièce de Meryem Jazouli

 

 

 

 

 

« Contessa est le nom donné à une des plus célèbres légendes de sorcière de la culture marocaine, Aicha Kandisha. C’est de cette figure familière dont je me suis inspirée pour ma pièce chorégraphique du même nom. Pour moi, il s’agissait d’abord d’identifier les aspects subversifs et inquiétants qui pourraient être aujourd’hui les simples représentations du corps dansant et féminin, mais aussi d’avoir une danse nourrie par un univers de conte où d’autres personnages viendraient à leur tour appuyer et souligner cette représentation fantasmagorique, si souvent empreinte d’une réalité brute et animale. »

 

Convoquant héritages ancestraux, traditions populaires, et histoires de femmes, la Contessa nous plonge dans les représentations féminines du Maroc traditionnel et légendaire. De la femme mystérieuse à la femme animal, de l’ensorceleuse à la prostituée, Meryem Jazouli prête son corps à tout un ensemble de stéréotypes fantasmés par un imaginaire masculin, pour mieux s’en extraire et faire apparaître une multitude d’identités féminines subtiles et complexes.

Inspirée de la célèbre Aicha Qandisha, une légende très vivante au Maroc, «Contessa» de Meryem Jazouli est une pièce chorégraphique où le corps se féminise, entouré de mystère, de bruits et de personnages de contes.

 

 

Danseuse et chorégraphe marocaine, Meryem Jazouli vit et travaille à Casablanca depuis 1997. Après des études de danse à Paris, elle rentre au Maroc. Elle se lance dans l’enseignement, avec toutefois plusieurs parenthèses scéniques telles que Co…incidences mis en scène par la chorégraphe franco‐malienne Fatou Traoré et Smala BB avec la Cie 2kFar. S’ensuivent alors plusieurs projets de création : Temps de chien en 2006, pièce écrite pour deux interprètes, La robe de Tantale en 2007, duo co-écrit avec la danseuse chorégraphe Mouna Sekkat et qui sera ponctué par une rencontre avec le chorégraphe Bernardo Montet. 2008 sera également le début d’une collaboration avec La Source du Lion (collectif d’artistes plasticiens) dont Meryem Jazouli aime la démarche et la force d’implication dans le champ artistique marocain. Elle collaborera sous forme de performances et de films dans des projets collectifs Passerelles VI et Passerelles VII et de manière plus étroite avec l’artiste Hassan Darsi dans des projets tel que Le piège et Le toit du monde. à la fin de cette même année démarre le travail de réflexion et de création autour de la pièce Kelma un cri à la mère dans laquelle la chorégraphe continue son travail d’interrogation sur la notion d’intime, et mettra en place une collaboration étroite avec des structures locales à travers un travail de sensibilisation à la danse contemporaine, dans des projets comme Miniatures Officinae (avec l’orphelinat de Sidi Bernoussi en collaboration avec L’Officina – atelier marseillais de production et la faculté de Ben M’sik) ou encore avec le projet Nass Socica/Veiller par le geste (avec l’association Initiative Urbaine en collaboration avec le CCNT et la Source du Lion). Meryem Jazouli aménage un lieu, Darja, espace dédié à la création, aux résidences d’artistes, à la formation et aux expérimentations. Plusieurs artistes tels que les chorégraphes Taoufiq Izzediou, Bernardo Montet, Seydou Boro, Youness Atbane, Zouheir Atbane, Aziz Nadif, Youness Khoukhou, Olga Mesa, Gyohei Zaitsu… deviennent alors des collaborateurs réguliers et engagés. Fin 2013, Meryem Jazouli reprend un travail de création avec la pièce Contessa. Elle collabore avec avec d’autres artistes tels que le musicien Marc Ducret dans le cadre de Between Walls, lieu d’installation et d’exposition éphèmère, et le musicien Ambrose Bye dans le projet Masnaâ, manifestation chorégraphique et littéraire à partir des écrits de la poétesse américaine Anne Waldman.

 

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