MEHRYLLEVISSE

captations photographiques

jour de fête

plus royaliste que le roi

naissance patriotique

le supporter

mères cachées

parade nuptiale

marée basse sur table d'élevage

idolâtrie & hérésie

les obscurs prophéties du mage

expériences nocturnes

faire tapisserie

la longue litanie des lâchés

le langage par mimétisme

la cérémonie de la calamité

la soirée de l'olive

bondieuserie

fils de bonne famille

le culte des crânes

le lieu reposé du chevreuil

sciences occultes

idoles de pâques

chorégraphie d'une phobie du vide

la riposte de l'édredon

le cheval de troie

le fils de l'âne

le complexe de frankenstein

la scène de la berge

le repas des rapaces

l'âme des gibiers

phénoménologie de l'ego

le maître d'armes

mon beau sapin

épiphragme

la capitulation du traversin

la théorie du corps caché

pièce de linge

darja

le naufrage

le petit grenier

joyeuses fêtes

ton sur ton

la chute de l'escarpin

le profond pessimisme de l'attente éternelle

la naissance du sexe

le mathématicien (hommage à edward kienholz)

l'homme qui fut oiseau

anthropophage & carnassiers

les aventures de mickey

peau de cochon

 

volumes

le culte de l'ours

du mouvement des animaux

la peau du silence

camp.

l'espace révolutionnaire

 

collaborations

corrine and co

meryem jazouli

lebanon hanover

meryem jazouli

julie faure-brac

 

film

réalité

 

commandes

supersoft 14/18

revue terrain vague

meryem jazouli

tchikebe

festival mondial des théâtres de marionnettes

musée de la chasse et de la nature

frac champagne-ardenne

pièce unique

meryem jazouli

porceptual magazine

photo d'hotel photo d'auteur

 

multiples

orchidoclaste

obscur objet de plaisir

mauvais esprit

le cabinet des rustiques

 

le devenir collection

 

 

 

 

 

 

ensorcellement par les cornes

captation photographique

2012

 

dimensions variables

collaboration avec la chorégraphe et danseuse meryem jazouli autour de sa pièce contessa

 

 

 

 

Contessa, est le nom donné à l’une des plus célèbres légendes

de sorcière de la culture marocaine, Aïcha Kandisha.

 

Cette légende décrit un esprit habitant le corps de certaines femmes

ou ayant une apparence féminine et qui rend fou celui ou

celle qui la rencontre.

Dès l’enfance, chaque marocain(e) est confronté au spectre terrifiant

de cette sorcière identifiable à ses pieds de chèvre.

 

À une époque et dans une actualité ù règne une vague impression

de chasse aux sorcières, la représentation caricaturale et effrayante

de cette figure féminine a inspiré et guidé nombreux questionnements

de l’ordre de l’enfermement, de l’assignation, de la diabolisation

et surtout de la peur de l’autre.

Ainsi en invoquant cette figure essentielle et familière il s’agirait d’abord d’identifier les aspects subversifs et inquiétants, qui pourraient

être aujourd’hui les simples représentations du corps dansant féminin...

Une danse nourrie par un univers de conte où d’autres personnages viendraient à leur tour appuyer et souligner cette représentation fantasmagorique si souvent empreinte d’une réalité brute et animale.

 

texte de Meryem Jazouli