mehryl levisse

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curriculum vitae

parasitisme

installation in situ

2019

 

 

usine bernard controls

goness / france / 30.10.2019 - 02.11.2019

sur une invitation de blandine delataille

dans le cadre du programme social sensibility

 

techniques mixtes

adhésif sur surface vitrée, scotch, peinture, objets divers, gommettes

marquage au sol, combinaison, plumes

installation et projet in situ sur le site de l'usine

 

 

 

 

 

le projet social sensibilty

À côté de nos Départements de R&D basés en Île-de-France à Gonesse et à Pékin, nous avons ouvert un Département particulier de R&D, qui place la personne en entreprise au cœur du processus créatif. Ce Département-là s’appuie sur le concept de « Social Sensibility ». Il est né à Pékin en 2012 de la rencontre entre Alessandro Rolandi, artiste italien, et Guillaume Bernard, COO. de Bernard Controls.

 

Il s’agit de répondre à des questions simples que posent les process et la vie en entreprise.

Pourquoi moi et pas un robot ? Qu’est-ce-qui fait la différence ? Comment prendre en compte au bon niveau

la sensibilité de chacun ? Comment valoriser cette sensibilité ? (…)

Depuis 7 ans, sur le site de BERNARD CONTROLS à Pékin, Alessandro Rolandi dirige le Département de R&D en « Social Sensibility ». Il a déjà fait intervenir près d’une quarantaine d’artistes sur la scène de l’entreprise chinoise. En mars 2016, sur le site de Gonesse en Val d’Oise, Blandine de La Taille réalise le premier projet : une œuvre vidéo intitulée « Meanwhile, beyond machines », qui sera présentée dans l’usine en juin de la même année.

 

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En résidence pour 3 mois au sein de l'entreprise Bernard Controls - numéro 1 mondial des fabricants de servomoteurs pour le nucléaire - dans le cadre du programme de résidence et d'expérimentation Social Sensibility, pour y mener le projet Parasitisme.

 

Parasitisme questionne la présence de l'artiste au sein de l'entreprise. Après deux mois de résidence et d'immersion dans l'entreprise, une question revient régulièrement de la part des employés : "A quoi ça sert ?" / "A quoi ça va nous servir ?". D'un point de vue purement fonctionnel, je ne sers à rien, l'artiste n'a pas d'utilité dans l'entreprise. Elle n'a pas besoin de cette présence pour le bon déroulement de la fabrication des servomoteurs.

 

Assumant entièrement ce rapport à l'inutilité de l'artiste au sein de cet espace de travail, Mehryl Levisse utilise les codes de l'entreprise et y effectue plusieurs actions. Des actions absolument inutiles venant perturber et modifier visuellement le rapport à l'espace de travail des employés. Plaçant des objets n'ayant aucun rapport avec le matériel présent dans l'usine, contaminant l'espace et marquant la présence de l'artiste au sein de l'entreprise. L'une d'entre elles joue avec la signalétique de sécurité présente sur le sol de l'atelier de fabrication, ajoutant une couleur : le rose fluo. En utilisant exactement la même technique ; celle de l'adhésif de 5 cm de largeur, l'artiste trace des lignes ne servant à rien, s'arrêtant brusquement, formant des rectangles sans but dans l'espace. Le code couleur est ajouté dans les tableaux de signalisation avec pour nom : Zone d'inutilité.

 

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english version

 

Mehryl Levisse has entitled his residency project "Parasitism" as a metaphore of the consumer-resource positive interaction between a living organism and its host. Here the artist practice enters quietly into the company working environment with the starting assumption that his  presence appears optional and unnecessary from a functional point of view. With a series of "actions" in the workshop, he has infiltrated the factory visual language with his sometimes surreal, sometimes satyrical, physical "glitches".

For example, in a rather provocative way, Mehryl Levisse went further with the notion of uselessness by creating new spatial zones, using visual codes which exist at Bernard Controls such as signage on the ground, but with a new color: pink tape, notably leading to nowhere… that he called "inutility zones". These micro disruptive elements aimed at slightly modifying the working environment, thus questioning the habits of daily life at work. In the second part of his project he collaborated with the engineers of BCF to create a wallpaper. Each element of this composition

turns a mechanical design actually used for building the actuators into an ornemental pattern.

For the final of his residency a 2 hour-performance took place in the company showroom. A performer, dressed up as a hostess in a hand-made Bernard Controls blue costum, executed simple slow gesture as if presenting devices in an trade show.

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