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avoir le sens de la mesure

installation in situ

2019

 

 

23ème biennale d'art contemporain de sélestat

sélestat / france / 28.09.2019 - 27.10.2019

installation in situ sur la façade de l'hôtel de ville

 

adhésif imprimé 800cm x 990cm

 

 

 

 

 

historique

Depuis les années 80, la ville de Sélestat bénéficie d’une importante politique culturelle tournée vers les arts plastiques. La biennale d’art contemporain Sélest’art est créée en 1984 à l’initiative du Maire François Kretz et permet l’expression de la jeune création contemporaine en Alsace, alors même que les lieux de diffusion étaient quasi inexistants.

A partir de 1989, sous l’impulsion de Gilbert Estève, la manifestation s’ouvre au Grand Est, puis à la France et à l’Europe permettant la confrontation des tendances. En terme historique, c’est l’une des plus anciennes biennales d’art contemporain de France.

 

présentation de la biennale

La biennale propose aux artistes invités de s’inscrire dans l’espace urbain et d’établir un dialogue avec le patrimoine architectural de la ville, qu’il soit bâti, religieux, naturel ou tout simplement l’espace public. Selon les éditions, les œuvres peuvent être exposées dans une chapelle, une poudrière, une église, une tour, des vitrines ou des façades, une usine…

Tout est mis en œuvre pour que le public puisse croiser sur son chemin des œuvres contemporaines et accroître sa curiosité envers l’art et les artistes de manière plus générale. La programmation artistique est confiée à des personnalités du monde de l’art, des critiques ou des commissaires pour un renouvellement et un questionnement toujours remis en jeu.

 

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Mehryl Levisse explore les frontières du corps, ses représentations archétypales et ses enjeux sociologiques au travers des médiums tels que la photographie, les installations ou les pratiques performatives. généralement il se met en scène dans des environnements très divers s’inspirant notamment de ses expériences de vie, de la mythologie, de la littérature, de la philosophie, du cinéma, de la musique et de la danse pour questionner et parodier la société.

 

Dans ce contexte, nature et patrimoine sont deux registres d’expérience qui participent intensément aux préoccupations et au développement de son travail. Ce ne sont pas deux voies distinctes mais deux dimensions qu’il fait coexister à différents degrés dans la plupart de ses œuvres.

Pour Sélest’art les rapports nature/urbain et privé/ public se retrouvent liés dans une installation inédite qu’il a voulue visuellement forte : elle se situe au cœur du centre-ville, sur l’hôtel de ville. Cet édifice à l’architecture historique tient une fonction tant politique que diplomatique ; il témoigne de la vie publique et des événements privés.

 

Rejouant avec les codes qui se rapportent au patrimoine, à l’habitat et à l’espace privé, l’artiste « maquille » l’édifice en couvrant certains

« morceaux choisis » de cette architecture si particulière. Pour l’occasion, il a conçu un papier peint au motif floral répétitif. Il advient une nouvelle forme issue de cet échange contenu entre arts visuels et arts de la scène. Toutefois le bâtiment ne perd pas son âme, mais ainsi travesti, il questionne le promeneur sur les symboliques possibles d’une telle transformation.

 

texte de Karin Graff

 

 

artistes de la biennale

Guillaume Barth, le Scenocosme, Eva T. Bony, Axel Gouala,

Apolline Grivelet, Anne Houel, Alexandre Kato, Mehryl Levisse,

Cécile Meynier, Françoise Saur, Aurélie Slonina irradie

 

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